En lisant les commentaires à droite et à gauche, on voit bien que le problème n'est plus de parler, mais d'être entendu.
Peut-être qu'un jour (je l'espère en tout cas) les personnes qui ne veulent pas entendre seront de plus en plus la minorité.
Et j'espère qu'au bout d'un moment, ce ne sont plus les victimes qui seront pointées du doigt, mais tous ceux qui n'ont pas voulu entendre quand les victimes parlaient, ou tentaient de parler.
Tous ceux qui ont remis la parole en doute, ou traité les victimes de menteuses, ceux qui se sont murés dans un silence inaudible, pendant que les atrocités continuaient, et alors qu'on essayait de les prévenir...
Parce que chaque année on nous dit que, cette fois c'est bon, la parole s'est libérée.
Oui, en tout cas, elle essaie...
Mais ce n'est plus la parole qu'il faut libérer, c'est l'écoute.
A quoi nous sert de libérer notre parole si nous ne sommes pas entendus?
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