mercredi 30 novembre 2022

Une seule victime parle et on ne la croit pas.

Quand dix victimes parlent, on ne les croit pas plus.

"Présomption d'innocence", c'est tout ce qu'ils savent répliquer pour parer aux accusations...

Et aussi, "laissons la justice faire"...

Mais la justice, elle laisse en liberté bien trop de criminels pour qu'on lui fasse confiance.

Ainsi, le nombre de victimes ne suffit pas... Parce que ce sont des femmes, tout simplement, peut-être ?

Nous vivons dans un pays où la parole des femmes est mise en doute, de même que la parole des enfants quand ils dénoncent avant la prescription. 

Ce n'est jamais le bon moment pour parler, parce qu'on n'est jamais crus.

Seule la parole de l'homme compte, et quand un homme dit qu'il est innocent, on le croit...

Un homme seul suffit à établir n'importe quelle "vérité".

Mais une vérité qui sortirait de la bouche d'une femme, on la remet en cause, on la remet en doute.

On la renvoie dans les cordes de la justice, qui se fera un plaisir de la tacler pour la mette définitivement K.O.

Après des années de lutte pour l'écoute et l'égalité, on en est toujours là...

 

mardi 15 novembre 2022

Je me souviens de qui tu étais avant de devenir le monstre.

Je me souviens des bons moments passés ensemble.

Et c'est certainement ça le pire : avoir des bons souvenirs de toi.

Le cerveau nous joue des tours et parfois il n'a que ça à nous rapporter : les bons moments...

Ceux où tu n'étais pour moi qu'un entraîneur, et même un bon, peut-être le meilleur de tous.

Celui qui m'a donné envie de me défoncer sur le terrain.

Celui qui m'a donné envie d'avoir confiance en moi.

Avant de devenir le monstre, tu étais cette personne-là...

J'allais sur le terrain avec la rage de jouer, de gagner.

Et tout ça pendant au moins quatre années de suite.

Quatre ans, c'est long quand on est enfant et qu'on grandit.

Parce que tu m'as connue enfant, avant de me connaître adolescente.

Tu m'as vue grandir.

Et moi, j'ai grandi en partie avec toi, ta présence dans ma vie, à mes côtes.

Alors parfois, je me souviens de tout ça... Des moments avant le monstre.

Quand je croyais te connaître, alors que pas du tout.

C'est bizarre comme ça fait à la fois du bien de se souvenir, et en même temps pas du tout.

Que dois-je faire de ces souvenirs, et de tout ça?

Il y a eu toi, il y a eu moi. Et puis le monstre t'a avalé.

Alors il n'y a plus jamais eu que moi, seule et désemparée, désarmée, face au monstre.

 

  Le club de Bondouble était au courant dès 2018. Ensuite il est resté en Ile de France et a monté une association de stages de Hand à desti...