lundi 19 décembre 2022

Si tu te retrouves un jour avec le choix d'ouvrir les yeux ou de les fermer, choisis de les ouvrir, s'il te plaît.

La vie des victimes dépend de ça.
Tes yeux ouverts, ou bien fermés.

Si tu te retrouves un jour, à devoir décider entre une parole qui se libère, et une personne qui dément fermement, criant son innocence à qui veut l'entendre, choisis d'écouter la parole libérée.

Et dans le doute, ne t'abstiens pas, mais prends des décisions.

Ne restes jamais silencieux aux cris de désespoir d'une personne qui a souffert et qui ose nommer ce qu'elle a vécu.

Il y a des règles dans le sport. Il y a des devoirs.
L'une de ces règles, et l'un de ces devoirs, devraient être de ne pas accepter l'inacceptable, et d'écouter ce que les victimes ont à dire.

Fermer les yeux, classer l'affaire, se taire et laisser faire, c'est continuer le travail du violeur.
C'est laisser l'horreur se reproduire.

Attendre que quelqu'un d'autre dénonce, attendre que quelqu'un d'autre s'en occupe, c'est déjà perdre du temps.

Combien de vies tu peux sauver est la seule question à se poser.

Si tu fermes les yeux, tu deviens complice.
Mais si tu les ouvres tu seras un héros.

 

mardi 6 décembre 2022

 

Comment continuer à vivre dans un monde où nos agresseurs vivent libres...

Libres, se sentant innocentés par une justice qui fait mal son travail, ou par la prescription.

Libres de recommencer, faire d'autres victimes peut-être...

Libres de vivre.


Tandis que nous, on s'enfonce sous le poids d'une injustice trop forte.

On s'enfonce d'avoir parlé, de s'être battues pour rien.

C'était peut-être pas pour rien, mais c'est l'impression qui nous reste...


Et tout ce qui a été perdu sur le chemin de la parole libérée...

Car vous croyez que c'est facile, vous croyez que nous sommes fortes... Mais c'est une erreur.


Quand une victime parle, quand elle ose dire tout ce qui lui est arrivé, elle a mobilisé tout ce qu'il reste de vie et de force en elle pour le faire.

Quand une victime parle, assez souvent, c'est parce qu'elle en arrive à ce point de sa vie, ce choix délicat entre Parler, ou bien Mourir.


On parle pour essayer de se déterrer, dans un ultime regain de survie. Pour sortir de la prison de verre qui nous sépare du monde, pour être enfin libre.

Parce qu'on ne supporte plus une vie faite de silences et de compromis.


Et au final, après ce combat incroyable que nous devons mener pour être entendues et crues, pour que notre agresseur soit enfin arrêté... Au final, de tout ça, il ne reste rien.


Ni notre vie ni notre monde ne se renverse.

Après la prison du silence, reste la prison du traumatisme. Parce que parler ne nous libère pas de ça. Et qu'il nous reste encore beaucoup de chemin à faire pour aller mieux.


Mais l'agresseur, lui, toujours, se relève pimpant et libre.


Comment se relever après ça ?

Par quel bout reprendre la vie ?


A-t-elle encore un sens, d'ailleurs, cette vie ?

Violeurs en liberté.

Victimes traumatisées, toujours emprisonnées.


  Le club de Bondouble était au courant dès 2018. Ensuite il est resté en Ile de France et a monté une association de stages de Hand à desti...