mardi 28 septembre 2021

Ce que la parole permet…

 

Parler ouvertement des violences sexuelles permet de trouver d’autres victimes, et d’autres agresseurs.

 

C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais cesser d’aborder le sujet, jamais cesser d’en parler.

 

Une fille ou un garçon semble triste, renfermé, ou en colère ?

Allez vers elle, allez vers lui, et demandez ce qui se passe, ce qui ne va pas.

Il vaut mieux se montrer attentif et poser des questions, même si on se sent un peu idiot, que de ne rien faire du tout…

 

La parole nous rapproche les uns les autres.

 

Une victime, enfermée dans une relation néfaste et dans le silence, a besoin  qu’on vienne vers elle.

 

Car elle, elle ne viendra pas vers les autres… trop déçue du monde, trop peureuse de risquer qu’on lui fasse du mal encore, trop honteuse de ce qui lui arrive.

Et la peur de ne pas être crue…

 

Les agresseurs se cachent et se montrent sous leur meilleur jour, publiquement.

On ne croirait pas, on aurait du  mal à croire qu’ils pourraient faire ce genre de chose, ou simplement penser à les faire…

Pourtant…

Les loups savent montrer patte blanche, bien plus souvent qu’on ne le croit.

Seules les victimes le savent, d'où leurs peurs.

 

 

Parler, aborder le sujet, de manière directe ou indirecte, ouvrir le dialogue, donner la possibilité de parler en toute confiance, aller à la rencontre des potentielles victimes… C’est le seul moyen.

 

mardi 14 septembre 2021

Si les fédérations s’engagent pour faire joli sur le papier et pour satisfaire le grand public, pour une victime le combat n’est jamais terminé.

 

On ne veut pas de faux engagements.

On veut du concret, de la réalité.

Poser des affiches dans un gymnase pour jouer à se faire croire qu’on a agi, ça ne suffit pas.

 

C’est comme si personne n’osait parler de violences sexuelles, parce qu’il y a le mot sexe dedans.

Alors on en parle vite fait, vaguement, pour ne pas faire peur aux gens.

 

Mais les violences sexuelles, c’est tout sauf du sexe. C’est avant tout de la violence.

Et les gens devraient avoir peur, non pas d’en parler, mais que leur enfant le vive.

 

Pour que ça n’arrive pas, il faut en parler, faire de la prévention, réelle.

En parler, vraiment et ouvertement.

 

On ne peut pas juste emballer tout ça dans un package et parler de « violences » en général, en disant vite fait « bien sûr, les violences sexuelles aussi ».

Non.

 

Les violences sexuelles sont bien différentes des violences ordinaires.

Elles sont pires. Parce qu’il y a le mot sexe dedans, justement.

 

Certaines fédérations se sont engagées, et depuis il n’en est plus question…

En parler une fois ne suffit pas.

S’engager, c’est s’engager vraiment.

 

Ne faites pas de fausses promesses aux victimes.

 

Elles ont besoin de s’assurer que ce qu’elles ont vécu ne le sera plus jamais.

Elles ont besoin d’être certaines que leur enfer, rendu public, et leur sacrifice, n’a pas été vain.

 

Celles qui parlent le font pour protéger les autres, leurs enfants, les vôtres.

Celles qui parlent le font parce qu’elles croient en un avenir meilleur.

 

Le combat n’est jamais terminé, et il ne devrait jamais l'être pour vous non plus.

  Le club de Bondouble était au courant dès 2018. Ensuite il est resté en Ile de France et a monté une association de stages de Hand à desti...