mardi 14 septembre 2021

Si les fédérations s’engagent pour faire joli sur le papier et pour satisfaire le grand public, pour une victime le combat n’est jamais terminé.

 

On ne veut pas de faux engagements.

On veut du concret, de la réalité.

Poser des affiches dans un gymnase pour jouer à se faire croire qu’on a agi, ça ne suffit pas.

 

C’est comme si personne n’osait parler de violences sexuelles, parce qu’il y a le mot sexe dedans.

Alors on en parle vite fait, vaguement, pour ne pas faire peur aux gens.

 

Mais les violences sexuelles, c’est tout sauf du sexe. C’est avant tout de la violence.

Et les gens devraient avoir peur, non pas d’en parler, mais que leur enfant le vive.

 

Pour que ça n’arrive pas, il faut en parler, faire de la prévention, réelle.

En parler, vraiment et ouvertement.

 

On ne peut pas juste emballer tout ça dans un package et parler de « violences » en général, en disant vite fait « bien sûr, les violences sexuelles aussi ».

Non.

 

Les violences sexuelles sont bien différentes des violences ordinaires.

Elles sont pires. Parce qu’il y a le mot sexe dedans, justement.

 

Certaines fédérations se sont engagées, et depuis il n’en est plus question…

En parler une fois ne suffit pas.

S’engager, c’est s’engager vraiment.

 

Ne faites pas de fausses promesses aux victimes.

 

Elles ont besoin de s’assurer que ce qu’elles ont vécu ne le sera plus jamais.

Elles ont besoin d’être certaines que leur enfer, rendu public, et leur sacrifice, n’a pas été vain.

 

Celles qui parlent le font pour protéger les autres, leurs enfants, les vôtres.

Celles qui parlent le font parce qu’elles croient en un avenir meilleur.

 

Le combat n’est jamais terminé, et il ne devrait jamais l'être pour vous non plus.

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