Parfois, il n’y a pas les mots parce que ce qu’on ressent est au-delà des mots, ou en-dehors des mots.
Déception Humaine, c’est le plus proche de ce que je ressens.
Qu’est-ce qu’une Fédération qui fait des promesses et ne les tient pas ?
Qu’est-ce que ce silence, cette attitude, ce maintien à l’écart de victimes qui ont parlé, qui ont souhaité justice et réparation ?
Des victimes qui pensaient bien faire, qui pensaient aider à changer le monde, le rendre un peu plus meilleur qu’il n’est…
Quelle est cette attitude de déni, d’enfermement, et de laisser faire ?
Ils ont fait des promesses.
Ils nous ont dit « Parlez, votre parole sera écoutée, entendue. »
« Parlez, les agresseurs ne gagneront plus la partie. »
Mais les victimes ont parlé et les agresseurs ont gagné, malgré tout.
Toujours en poste, jamais inquiétés, toujours libres.
La faute à une justice qui manque de moyens et à des Fédérations qui restent sourdent, préfèrent se voiler la face.
On éjecte les victimes, gênantes dans leurs dénonciations, et on garde les agresseurs.
Parce que c’est plus facile de s’aveugler, fermer les yeux, fermer et ne plus voir.
La vérité c’est que nous sommes bien plus nombreuses que ça.
Il y a celles qui crient, qui osent, qui parlent, qui dévoilent. Mais il y a toutes les autres.
Celles qui ont essayé de parler, et qu’on a muré d’office dans le silence.
Celles qui ont peur de parler, parce qu’elles voient comment sont traitées les premières.
Il y a celles aussi, qui se croient seules et isolées, qui n’ont jamais osé dire, pensant que ça n’en valait pas la peine.
Mais vous n’êtes pas seules. Vous ne l’avez jamais été.
Un agresseur fait rarement une seule victime dans sa carrière d’agresseur.
Et le silence des Fédérations n’aide pas.
C’est plus facile de ne montrer que le côté joli, le côté qui brille de médailles d’or ou d’argent.
C’est plus facile de ne s’intéresser qu’aux victoires, et de laisser les côtés plus sombres.
Combien de victimes allez-vous sacrifier sur l’autel de votre silence ?
« La libération de la parole, enfin ! » disent-ils tous.
Mais on s’est fait avoir.
On nous a fait miroiter.
« Cette fois, nous avons pris conscience du problème, nous le prendrons à bras-le-corps. »
Mais vous n’avez pris conscience de rien du tout.
Vous n’avez aucune idée de la réalité des choses, et vous n’avez même pas envie de faire l’effort. Voilà la vérité.
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