lundi 2 février 2026

Et sinon, cinq ans plus tard, il se passe quoi ?

Après un bon gros burn-out, j’ai fini par me relever.

Je ne suis plus active ici parce que je ne lutte plus contre les violences sexuelles, ni la libération de la parole, ni quoi que ce soit d’autre.

Je ne lutte plus. Mais je n’oublie pas, et je suis toujours là quelque part.

Toujours debout, et toujours vivante.

Vivante, plus que jamais.

Ainsi voici la grande réponse à la question : est-ce qu’on survit à tout ça ? Est-ce qu’il y a une vie après cette mort ?

Oui. On peut survivre. Il y a une vie. Elle peut être belle.

J’ai parlé publiquement, assumant mon histoire ; j’ai traversé la honte, j’ai travaillé sur mes traumas.

Je ne dis pas que parler publiquement est LA solution miracle, mais en tout cas elle l’a été pour moi.

La colère face au silence m’a obligé à crier, de toutes mes forces et en usant mes poumons.

Je ne suis pas sûre que ça ait changé grand-chose. Je veux dire, je n’ai pas changé le monde, n’est-ce pas ?

 En tout cas, ma colère a fini par s’apaiser. Et j’ai au moins changé ma vie.

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