Il y a un an tout juste, je recevais le classement de ma plainte.
Le viol a été classé « non puni par la loi » (classement code 11, normalement réservé aux petites infractions comme les chèques impayés), et les relations sexuelles consenties ont été classées comme étant prescrites.
J’ai demandé des explications à ce classement, j’ai demandé à ce que le classement du viol soit revu, mais rien.
L’enquête, d’après mes calculs, a duré à peine un mois.
Mon agresseur a nié, me faisant passer pour une jalouse et folle qui faisait cela pour se venger de lui.
Les enquêteurs ne sont pas allés chercher plus loin.
Mon agresseur étant éducateur, je soupçonne d’autres victimes. Soit dans le milieu du hand, soit à son travail.
Mais je n’ai pas été écoutée, et à ce jour il est toujours à son poste d’éducateur, et toujours arbitre dans le hand.
J’étais déjà bien épuisée par tout ce que j’avais bougé pour obtenir une enquête, et la réception du classement de la plainte m’a littéralement achevée.
Je commençais déjà à sentir l’épuisement, la détresse. Et ça a été le coup de grâce, le burn out.
Après le classement, j’ai plongé.
A ce jour le viol est toujours bizarrement classé, et il semble que personne ne puisse rien y faire…
Si j’avais eu un avocat, ou si j’avais eu la force de hurler un peu plus fort, peut-être que les choses auraient pu changer.
Mais j’étais épuisée, et je n’avais qu’une envie : disparaître. Me classer comme ma plainte avait été classée.
Juste me rouler en boule, dormir et ne plus jamais me réveiller.
On vous envoie un bout de papier qui a été rempli par ordinateur, sans plus d’explications.
Une personne s’est probablement trompée de code en tapant le classement du viol, mais personne ne remet ça en cause.
Mon viol est donc considéré comme « non puni par la loi », et je l’ai reçu comme un crachat en pleine figure.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire