mardi 1 mars 2022

Toutes ces choses que j’ai gardées pour moi…

Parce qu’il fallait faire preuve de sang-froid et de courage, parce qu’il fallait se montrer forte.

Parce que j’ai refusé ma propre faiblesse aussi…

 

La vérité c’est que, j’ai voulu tenir le coup, mais je me suis effondrée.

 

J’ai voulu faire bonne figure, parce que j’ai passé des années de ma vie à faire bonne figure. Et il y a des habitudes qu’on garde, même si elles sont mauvaises.

 

Je n’ai pas vu le temps passer, et il a filé… Deux ans et demi de combat.

Bientôt trois ans… Je n’arrive toujours pas à le croire.

 

Il y a bientôt trois ans que j’ai décidé de changer le cours de ma vie.

Je suis passée par tous les stades.

De la peur de porter plainte à la peur de parler.

 

La peur de parler publiquement, dévoiler les détails de ma vie et que tout le monde les connaisse.

J’avais l’impression que les gens ne verraient plus que ça sur mon visage, ce qu’on m’a fait, ce qui m’est arrivé… Qu’ils ne pourraient plus jamais me voir autrement.

 

L’envie de mourir au classement de la plainte, qui m’a paru injuste.

 

Le black-out de ma vie, le burn-out intégral…

 

Le virus nous a enfermés, et cela m’allait très bien. Je n’étais plus capable d’aller nulle part, tant j’avais peur du monde, peur de l’extérieur.

 

Après le classement, je n’ai plus eu envie de rien, je n’ai plus été capable de rien.

Pendant un moment, je n’ai plus rien été.

 

J’ai continué d’écrire, continué de vivre un peu, mais à l’intérieur l’explosion était fracassante et je n’existais plus vraiment.

 

J’ai été pendant quelques mois sous anxiolytiques, parce que tout m’explosait et que j’avais besoin de repos.

 

Dormir, je voulais juste dormir.

Oublier, tout oublier.

Mourir.

 

Je n’ai pas voulu dire à quel point j’étais faible. Je n’ai pas voulu dire « voilà où tout ça m’a mené »…

Je ne voulais pas raconter le désespoir, j’ai voulu éviter d’entraîner ceux qui me lisaient dans ma chute.

 

Mais la vérité, la voilà : ça a été dur.

 

Je n’arrivais plus à m’accrocher à la vie, et il a fallu me pousser, m’aider pour que j’y arrive.

Pour que je vois enfin le bout du tunnel, et que je puisse dire : maintenant ça va mieux. Et quoi qu’il arrive, ça ira mieux.

 

C’est une phase difficile à traverser, un orage certainement nécessaire… Mais personne ne nous prépare à ça, la vie ne nous y prépare pas.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

  Le club de Bondouble était au courant dès 2018. Ensuite il est resté en Ile de France et a monté une association de stages de Hand à desti...