Hier je vous ai raconté ce qu’il s’est passé il y a deux ans jour pour jour.
Aujourd’hui je vais parler de ce qu’il s’est passé il y a un an jour pour jour…
Je résume grossièrement ce qu’il y a eu entre les deux : après mon audition au commissariat le 08/02/2020, arrivée du covid et confinement.
J’ai rendez-vous avec une psychiatre dans le cadre de l’enquête, mais ce rendez-vous est déplacé au 09/07/2020.
Rien ne peut se passer tant que je n’ai pas fait cette expertise psychiatrique.
Après l’expertise, l’enquête part en Essonne, et il ne me reste plus qu’à attendre…
En octobre 2020, commission disciplinaire de mon agresseur. Elle se passe en visioconférence et j’y participe.
A ce moment-là, aucune nouvelle de l’enquête.
Je relance fin octobre.
On me répond en novembre qu’une enquête est en cours.
Je relance fin novembre, et j’apprends que mon dossier est dans un commissariat, et qu’une enquête est en cours…
Je contacte le commissariat en question. Ils n’ont pas l’air de savoir de quel dossier je parle…
Je laisse passer décembre, les fêtes, le nouvel an.
En janvier 2021, je reprends contacte avec le commissariat.
Je crois qu’ils ont trouvé mon dossier mais ils sont très occupés, et tout ça…
Je n’en peux plus d’attendre. J’ai porté plainte en 2019, et je n’en peux plus.
A ce moment-là, j’espère que mon agresseur avouera devant les policiers, c’est la raison pour laquelle je suis pressée.
J’ai besoin qu’il porte tout, j’ai besoin de souffler.
Mais rien ne bouge, et rien n’a l’air d’avoir envie de bouger.
Je contacte différents médias. Le Parisien et La République de Seine-et-Marne me répondent.
Le journaliste du Parisien se déplace à mon domicile pour m’interviewer.
La journaliste de La République de Seine-et-Marne fait son interview avec moi par téléphone.
Je fais un appel à témoins dans l’espoir de retrouver d’autres victimes.
La police me dit être heureuse que je le fasse, ça peut les aider dans leur enquête.
Là, je comprends que l’enquête, c’est surtout à moi de la mener, du moins pour cette partie…
Le 27 janvier 2021, je suis finalement contactée par le commissariat, qui me demande le numéro de téléphone des quelques témoins que j’ai pu citer dans mon dossier.
Je n’ai pas leur numéro… Alors je le leur demande. La chose est délicate et tous ne répondent pas présent.
Mais cette fois-ci, l’enquête a commencé ou va commencer…
L’article du Parisien sort le 1er février 2021.
Celui de La République de Seine-et-Marne, le 04 février 2021.
C’est encore une épreuve, mais moins difficile qu’en 2020, parce que cette fois-ci je me suis plus habituée à raconter mon histoire publiquement, et parce que l’appel à témoins, passé le 19 janvier 2021, était en réalité la plus grosse épreuve pour moi, celle qui me faisait définitivement sortir de l’anonymat.
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