Ce podcast https://open.spotify.com/episode/1xEEJg8ml5wqnb8Jxya7CO me rappelle des propos que quelqu’un m’a tenu l’année dernière :
« Ça implique trop de choses pour eux de prendre votre parole en compte. Eux, ils ont le choix de faire comme si ça ne s’était pas passé. Vous, vous n’avez pas le choix. »
Parce que, durant les deux années et demi de mon combat pour sortir du silence, pour être crue et prise au sérieux dans ma dénonciation, j’aurais eu besoin de soutien.
J’avais besoin d’être soutenue par ma famille handballistique, celle-là même qui me refusait et m’opposait le silence pour toute réponse.
J’ai beaucoup souffert de ça. Cette impression de ne pas être crue, de ne pas être entendue. Le silence qui entourait mon affaire.
Et même quand on me tenait ces propos, même quand on m’expliquait que j’attendais l’impossible, je continuais d’attendre un retour.
J’en ai perdu le goût de vivre, et ma confiance en l’être humain.
J’avais beau me dire que ce n’était pas important, mon cœur me criait que ça l’était.
J’avais beau tenter de me convaincre que je n’aurais rien, je continuais d’attendre.
L’écoute et le soutien sont effectivement arrivés de l’extérieur du cercle, l’extérieur de cette famille qui tentait de me nier.
Et la reconstruction se fait petit à petit.
Ce qui m’a sauvée récemment (et vraiment tout récemment), c’est d’abandonner enfin véritablement l’idée d’être crue.
C’est un long travail, qui ne s’est pas fait comme ça.
J’ai passé beaucoup de temps à crier, hurler, m’époumoner dans le vide.
Jusqu’à ce que je décide que je n’en avais plus besoin, et qu’à force je perdais seulement ma voix et mon énergie.
Une voix et une énergie qui pouvaient être utilisées à d’autres choses plus importantes.
Désormais, que l’on me croit ou non n’a plus d’importance.
Le tri s’est fait dans mon entourage, et en le faisant j’ai nettoyé ma vie de tout ce qui pouvait continuer d’être toxique et néfaste pour moi.
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